L'action de l'AFM et des associations avec lesquelles elle a conduit des actions communes n'a de sens que si elle débouche non seulement sur la reconnaissance sociale mais également sur des textes de loi et sur des décisions administratives qui ouvrent la voie à des transformations pratiques. La Loi de 2005 représente un aboutissement car un de ses éléments-clés, c'est le droit à la compensation pour lequel l'AFM, puis l'AFP, se sont battues depuis des années.
"La première fois où le droit à compensation est apparu dans une loi, c'est en 2002, dans la loi de modernisation sociale, mais ça ne voulait rien dire. Ils ont droit à la compensation : point à la ligne. Mais personne ne disait comment. La loi de 2005 dit comment on va construire la compensation."
" La construction du droit à compensation s'est faite de manière solidaire. Le mot droit à compensation a été prononcé dans les instances officielles en mai 1999, lorsque le président de l'APF et de l'AFM, à quelques jours de la manifestation, ont été reçus par le président de la République, et après par Martine Aubry. Et c'est Martine Aubry qui, en août 1999, a écrit dans un courrier qu'elle a envoyé aux associations : maintenant, la seule issue est de travailler sur le droit à compensation et sa déclinaison. Et ça c'est le résultat du combat conjoint de l'AFM et de l'AFP."
"Le vocabulaire de la loi est celui que nous avons à l'association. La situation de handicap, la prestation de compensation, le projet de vie, etc. Ces termes sont nés sur les ordinateurs de l'AFM, dans la tête des gens de l'AFM. "