L'histoire du Téléthon c'est l'histoire d'un succès ou plutôt d'un ensemble de succès. Les résultats de la première édition ont surpris même ceux qui osaient les prévisions les plus optimistes. Le mouvement, en dépit des inquiétudes, ne s'est jamais démenti. A quoi tient ce succès inattendu et durable du Téléthon? En dehors des éléments évoqués dans les sections précédente (les trente heures, le compteur, des animateurs hors pair, l'organisation de la solidarité en action avec la Force T, les Lyons, etc…,) quelques autres éléments plus structuraux ont été mis en évidence par les participants.
"On ne peut pas faire une émission à la Zidane. Quand on voit l'émission à la Zidane, la première raison de l'échec, c'est que ce n'est pas trente heures, c'est quatre heures. Mais surtout l'association concernée n'existe pas, on ne la voit pas. Pour les gens de la télévision, l'AFM est sans doute oppressante, emmerdante, insolente, avec un tas de défauts, mais si elle n'existe pas pendant le Téléthon, on est devant un 100 % télé, et à terme, plus personne n'existe."
"Au début certains intellectuels ont critiqué le Téléthon. Mais tout le monde s'est rapidement rendu compte que ces critiques étaient déplacées. Elles exprimaient seulement le mépris pour la télévision et le mépris pour le don et la solidarité. "
"Dès le deuxième Téléthon, on a eu une discussion entre responsables de la chaîne et AFM. Que peut-on faire pour élargir ? C'est comme cela qu'il y a eu la mucoviscidose et puis les maladies rares et génétiques. Et puis la chaîne elle-même s'est lancée dans d'autres manifestations, le Sidaction, les Virades de l'Espoir, les jeux télévisés qui contribuent au soutien de certaines causes. Finalement les myopathies et l'AFM n'occupaient plus toute la place. C'est l'honneur du service public de soutenir ces actions. "