Chacun a droit à des temps de répit pour prendre de la distance face aux contraintes du quotidien. Quand une maladie invalidante s’en mêle, ce besoin devient vital, non seulement pour les personnes dépendantes, mais aussi pour leurs proches, qui sont souvent leurs principaux aidants. De nombreux pays, notamment en Europe du Nord, l’ont depuis longtemps pris en compte, en créant des services de garde à domicile, d’accompagnement dans des sorties ou d’accueil temporaire en centre médico-social. La France, elle, demeure à la traîne. Sous la pression des associations, les pouvoirs publics ont certes reconnu le droit au répit. Pour le concrétiser, encore faut-il impulser la création de toute une palette de solutions répondant à la diversité des besoins et des attentes des familles. L’AFM en a fait une de ses priorités sur le front social.
Dossier réalisé par Bénédicte Hacquin pour VLM n°126.
Mise en ligne : janvier 2007.