Actions :
1992 :
- expression du gène humain de la mucoviscidose dans l’épithélium pulmonaire de rats après transfection par un vecteur adénoviral. Questions autour d’éventuelles réactions immunologiques et la fabrication en masse des virus recombinants pour une application chez l’homme, identifié déjà comme un goulot d’étranglement (Cell, janv 92, M. Perricaudet, Transgene, R. Crystal)
- Incorporation le mini-gène de la dystrophine dans un adénovirus (M. Perricaudet, Nature, 1993)
1993 :
- 1er transfert du gène de la dystrophine sur des souris atteintes de myopathie de Duchenne (Nature, 18 février 2003, A. Kahn, M. Perricaudet)
- Démarrage du premier essai américain de thérapie génique pour la mucoviscidose avec un vecteur adénoviral produit par M. Perricaudet
- Soutien au programme de l’équipe d’Alain Fischer pour la thérapie génique d’immunodéficiences
- Soutien à l’équipe de JM Heard pour la thérapie génique de maladies lysosomales (en particulier mucopolysaccharidoses : maladies de Hurler et maladie de Sanfilippo)
- Premier partenariat avec la société Transgène pour un programme de recherche concernant la thérapie génique de maladies génétiques (dans un premier temps, la mucoviscidose et l’hémophilie). L’AFM soutient également le programme thérapie génique de l’association Vaincre la Mucoviscidose qui s’arrêtera après les résultats, jugés insuffisants par Transgène, de l’essai de phase I d’un adénovirus administré par aérosol. En 1995, un partenariat est signé pour un programme de thérapie génique de la myopathie de Duchenne.
- soutien à la recherche sur les organoïdes (O. Danos et JM Heard). Approche abandonnée.
1997 :
- Transfert d’un gène thérapeutique ralentissant la dégénérescence des motoneurones chez la souris. Augmentation de 50% de la survie de la souris. (A. Kahn, Nature Medecine, avril 97)
1998 :
- Régénération du foie d’une souris par transfert d’hépatocytes génétiquement modifiés (A. Kahn, Nature Medecine, octobre 98)
2000 :
- 1ère thérapie génique réussie sur l’Homme : le système immunitaire d’enfants atteints de déficit immunitaire (SCID) est restauré grâce au transfert par vecteur rétroviral du gène défaillant. (Science, avril 2000, A. Fischer, M. Cavazzana-Calvo, Necker). Les complications survenues, depuis 2002, chez trois des dix patients traités, conduiront à l’arrêt de cet essai en 2004. La prolifération incontrôlée des lymphocytes est due à la surexpression d’un oncogène, le gène LM02 situé sur le chromosome 11 du vecteur rétroviral transportant le gène médicament dans les cellules souches hématopoïétiques. Ce risque potentiel de “ mutagénèse insertionnelle ” s’est avéré plus fréquent que prévu. Différentes hypothèses encore à l’étude pourraient expliquer ce phénomène. Les travaux des chercheurs continuent pour définir des critères de “ sécurisation ” pour l’application ultérieure de cette stratégie thérapeutique. Le vecteur rétroviral de par sa nature est en cause. Les équipes se sont orientées vers la mise au point d’un vecteur lentiviral offrant de meilleures garanties de sécurité.
- démarrage du 1er essai mondial de transfert d’un gène (la dystrophine) pour une maladie génétique musculaire (la myopathie de Duchenne). Cet essai de phase I, achevé en 2003, démontre la bonne tolérance et l’absence de réaction immunitaire. L’expression de la dystrophine est retrouvée chez 6 des 9 patients traités, sur une biopsie musculaire effectuée trois semaines après l’injection. Le développement clinique du vecteur se poursuit avec en perspective une autre première mondiale chez l’Homme d’une thérapie génique par administration intravasculaire locorégionale. (Hum Gene Therapy, 2004).
2001 :
- Guérison d’une souris modèle de la drépanocytose par transfert du gène de la bêta-hémoglobine par vecteur lentiviral (P. Leboulch, Y. Beuzard, Science, décembre 2001)
2002 :
- lancement de l’appel d’offres franco-italien, financé par l’AFM et le Téléthon italien pour la mise en place d’essais thérapeutiques dans les maladies rares. Trois projets majeurs : thérapie génique de l’épidermolyse bulleuse (M. de Luca) ; thérapie génique de l’ADA (G. Roncarollo) ; thérapie génique d’une immunodéficience due à un défaut de la recombinaison V(D)j (A. Fischer)
2004 :
- une équipe de Généthon restaure la dystrophine dans les muscles des membres chez la souris modèle de la dystrophie musculaire de Duchenne par une méthode originale de saut d’exon AAV-U7. 1ère mondiale avec cette nouvelle technique de thérapie génique (O. Danos, Luis Garcia, publié dans Science, novembre 2004)
2005 :
- Une équipe de Généthon démontre chez la souris la faisabilité et l’efficacité de la thérapie génique par AAV pour la dystrophie des ceintures de type 2 (I. Richard, publié dans Molecular therapy, novembre 2005).
2006 :
- guérison par thérapie génique de chiens Briard modèles de l’Amaurose congénitale de Leber, une rétinite conduisant à la cécité précoce (F. Rolling, Nantes) ;
- guérison par thérapie génique de chiens modèles de la maladie de Hurler (JM Heard, Institut Pasteur, Annals of neurology, mai 2006)